26 JUIN 2025 : UNE MOBILISATION HISTORIQUE POUR L’AFPA

Le 26 juin restera une date marquante pour l’histoire de l’AFPA. À l’appel de l’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, SUD, CFE-CGC), les salarié·es se sont massivement mobilisés contre les menaces qui pèsent sur son avenir. Avec près de 60 % de grévistes et 700 agents rassemblés devant le ministère du Travail, l’événement a marqué un tournant.
En moins de deux mois, dont un mois de mai marqué par les ponts et les congés, l’intersyndicale a réussi à tenir des assemblées générales partout en France, à coordonner l’action dans toutes les régions et à organiser la montée à Paris de centaines de salarié·es venus de tout le territoire. Une démonstration de force et d’unité exceptionnelle !
Cette réussite doit beaucoup à la détermination des personnels, mais également au soutien syndical.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, est intervenue publiquement pour rappeler le rôle irremplaçable de l’AFPA dans la formation des demandeurs d’emploi, la transition écologique et la reconquête industrielle. Aux côtés des salarié·es et de la CGT AFPA se trouvaient également des camarades de la FERC, ainsi que la représentante CGT au conseil d’administration de l’AFPA.
Ce même jour, l’intersyndicale de l’Afpa a été reçue par le directeur de cabinet de la ministre du Travail.
Si l’accueil a été courtois, les réponses apportées confirment les inquiétudes : suppression de 1 500 postes d’ici 2029 via le non-remplacement des départs à la retraite, cessions immobilières et regroupements de centres, réduction progressive des services d’hébergement et de restauration, baisse continue de la subvention d’équilibre. Le futur Contrat d’Objectifs et de Performance (COP), attendu pour octobre, s’apparente davantage à un plan de rétrécissement qu’à une stratégie de développement.
Pourtant, les besoins du pays sont immenses : transition énergétique, métiers en tension, formation des publics éloignés de l’emploi... L’AFPA, avec son réseau territorial et ses formateurs expérimentés, est l’un des rares opérateurs capables de relever ces défis. La considérer comme « surdimensionnée » par rapport à son chiffre d’affaires, comme l’a affirmé le ministère, revient à nier son utilité sociale et son rôle de service public.
La mobilisation du 26 juin n’est qu’une étape. L’intersyndicale entend poursuivre la lutte : rencontres avec les parlementaires dès la rentrée, interventions auprès de Bercy sur le projet de loi de finances, assemblées générales dans tous les centres, et organisation d’une table ronde avec les autres opérateurs publics de la formation.
L’avenir de l’AFPA ne saurait se réduire à une logique comptable. Il s’agit de préserver un outil unique au service de la formation professionnelle, de l’égalité des chances et des transitions écologiques et industrielles. Le 26 juin l’a montré : les salarié·es sont prêts à défendre ce bien commun.

