Travail et santé Vie fédérale

 DES REPERES REVENDICATIFS UTILES POUR REVER ET LUTTER

 

L’averse de coups portés par les gouvernements, des contre-réformes qui ont touché le monde du travail et le travail lui-même depuis une quinzaine d’années, est drue, lourde de reculs pour les travailleur·euses.

Le visage du travail a été profondément modifié : réduit à l’emploi (voire même à son avers, le chômage), à la soumission des salarié·es, hanté par l’angoisse de productivité et de la rentabilité, le continent de l’activité humaine (avec sa richesse d’émancipation, d’apprentissage, de transformation de soi) s’est métamorphosé en un objet uniquement économique sous la main invisible des planners, sous la férule de la rente et du management déshumanisant.

À la FERC, nous n’avions pas revisité nos repères revendicatifs travail-santé depuis 2016. Bien sûr, entre-temps, quelques orientations avaient été mises en avant dans les documents d’orientation du dernier congrès. Le travail est l’objet d’une démarche syndicale CGT, celle précisément de la démarche travail votée au 50e congrès confédéral, la base de notre action sur nos lieux de travail.

Le collectif travail-santé fédéral a repris tout d’abord les repères revendicatifs pour en faire l’inventaire critique. Il a examiné les éléments travail-santé confédéraux.

La spécificité de notre fédération, c’est qu’elle regroupe des travailleur·euses du privé comme du public. Il y avait besoin de penser nos repères en prenant en compte les spécificités de chaque secteur, de l’Éducation nationale à l’ESR, en passant par les métiers du sport, de la culture, de l’éducation populaire...

C’est long d’écrire des repères revendicatifs, d’autant plus qu’il ne s’agit pas seulement de faire une simple liste, mais de trouver une architecture à l’ensemble, une orientation politique.
Nous avons essayé d‘aborder les grands enjeux du travail aujourd’hui, en le mettant en lien avec la notion de la santé :
• Travail et émancipation/Démocratie,
• Risques socio-organisationnels et rapports sociaux,
• Travail et environnement,
• Prévention et risques particuliers,
• Travail et technologie de l’information et de la communication (IA, l’ubérisation),
• Médecine et inspection du travail,
• Instances représentatives des personnels,
• Handicap et travail,
• Travail et sécurité sociale.

Certains de ces aspects ont été l’objet d’échanges avec des collectifs fédéraux (écologie, discrimination, égalité femmes-hommes).

Cela donne au final, un document dense d’une trentaine de pages. Nul doute que les organisations fédérées proposeront des amendements qui enrichiront les repères revendicatifs, proposés pour un premier échange à la CEF en septembre.

Un espoir, celui que ce « travail » esquissé par le collectif, enrichi par les organisations, soit utile, utile à rêver autre chose que ce qu’on nous donne à voir du travail dans le discours médiatique, patronal. Utile pour aller vers les travailleur·euses de nos différents secteurs pour discuter avec elles et eux. Utile pour lutter ensemble !