RetraitéE - continuité syndicale UFR

 PROJET DE RAPPORT D’ACTIVITE DE LA CE UFR DE LA FERC-CGT

 

L’UFR en action

Depuis notre précédente conférence nationale, les gouvernements Macron ont poursuivi leur politique anti sociale, de blocage des salaires et des pensions, de destruction des services publics, de coups contre la protection sociale, en particulier les régimes de retraite, sur un fond de crise économique et politique exacerbée. Mais la résistance s’est exprimée.


De janvier à juin 2023, grèves et manifestations intersyndicales massives pour le retrait de la réforme des retraites, portée par le gouvernement Macron-Borne qui relève de 62 à 64 ans l’âge légal de départ à la retraite, se succèdent. Les retraité-e-s participent en nombre aux 13 journées d’actions pour le retrait de la réforme finalement « adoptée » sans vote par 49-3.

3 délégué-e-s de l’UFR (Arlette Jean, Éduc 38 ; Bernard Sarlandie, Éduc 33 ; Gérard Birebent, SNTRS 91) participent au congrès confédéral de la CGT de mars 2023. En mai, 4 camarades sont délégué·es de l’UFR au congrès de la FERC (Mitra, Martine, Michel, Bernard). Au 12ᵉ congrès de l’UCR fin novembre 2023, Esmeralda, Annick, Michel, Luc représentent l’UFR FERC.


En 2023, les CE de l’UFR se réunissent 5 fois et le bureau 6 fois. La journée d’étude organisée le 6/12/ 23 par l’UFR avec Daniel Blache sur la Sécurité sociale et un premier bilan de la mobilisation contre la réforme des retraites rassemble 26 camarades.


Sur la guerre d’Ukraine, la CE du 8/6/23 « considère qu’il est plus que temps que s’arrête la guerre…, qui a déjà fait des centaines de milliers de morts, tant ukrainiens que russes, qui entraîne des destructions immenses …En conséquence, la CE exige :- Un cessez-le- feu immédiat,- l’ouverture immédiate de négociations »

La période qui suit octobre 2023 est marquée par la guerre génocidaire contre la population palestinienne de Gaza menée par le gouvernement d’extrême droite israélien Netanyahou.

La CE du 5/12/23 exige « l’arrêt du massacre des palestiniens, un cessez-le-feu immédiat et permanent : déjà plus de 16 000 tués à Gaza dont 6 000 enfants dans les bombardements, des centaines en Cisjordanie. 9 universités, 258 écoles, la plupart des établissements de santé détruits. ... La famine, les épidémies, les déplacements forcés de plus de 1,9 millions de gazaouis concourent au génocide en cours, selon des experts de l’ONU ».

La CE de l’UFR, réunie le 27/3/24, se prononce en conséquence « pour : l’embargo immédiat sur les livraisons d’armes de la France à l’Israël, la réactivation de la compagne BDS (Boycott désinvestissements sanctions) et demande à la confédération CGT de s’y engager avec détermination. ».



Dans cette période, Macron a décidé des coupes budgétaires dans les budgets 2024 et 2025, notamment dans les services publics au détriment des besoins sociaux. En parallèle, il réclame une industrie en « mode d’économie de guerre » comme en témoigne la loi de programmation militaire 2024-2030 de 413 milliards d’euros.

Le rejet de la politique gouvernementale se traduit par la victoire électorale au mois de juillet 24 du Nouveau Front Populaire que soutient la CGT. Mais Macron n’en tient pas compte et nomme un gouvernement ultra minoritaire et réactionnaire.


Durant cette période la CE se réunit 5 fois et le bureau idem.

Le 4/12/ 24, la chute du Premier ministre Barnier empêche le gouvernement de remettre en cause le code de la Sécurité sociale, les retraité·es voient donc leur pension revalorisée de 2,2% à partir de janvier 2025.

Le gouvernement Bayrou cherche à associer les confédérations syndicales à la mise en œuvre de la « réforme » des retraites avec le « conclave ».

Notre CE du 29 janvier se prononce pour que la CGT le quitte.
 Au sein de la CGT, une large majorité se dégage finalement pour quitter le « conclave » le 19 mars par 96,4% de 110 organisations de la CGT, (100 % dans la FERC). D’ailleurs le bureau de l’UFR unanime, réuni le 5 mars a réaffirmé :
« Considérant la nécessité de mobiliser pour l’abrogation de la réforme des retraites, conformément à la décision du dernier congrès confédéral, nous considérons que pour cela la CGT doit quitter le "conclave", pseudo concertation, comme notre CE l’avait exprimé le 29 janvier dernier »


Le 1er avril, nouvelle journée d’étude de l’UFR avec Malika Berlarbi et Daniel Blache sur les enjeux autour de la perte d’autonomie, la précarité, la fragilité et la fin de vie ; enjeux politiques, état des lieux et propositions CGT. Examen des revendications en lien avec la situation des personnels. 14 présents.

Le 1er mai, de nombreux camarades retraités participent à la forte mobilisation avec 300 000 manifestants (chiffre CGT).

En 2025, à ce jour (31 août), notre CE s’est réunie 3 fois ; le bureau 3 fois.

Avec la même méthode que le « conclave », une « conférence sociale » est annoncée par Macron le 13 mai. Retraite par points, capitalisation, TVA sociale réapparaissent. Les menaces contre la Sécurité sociale se font encore plus fortes. La riposte d’ampleur est à organiser.

L’UFR dans la FERC

Si la mandature a été marquée par une bonne présence aux séances du bureau, elle a été moins bonne à la CE : sur 24 élus fin 2022, nous n’avons pas dépassé 16. La maladie a frappé plusieurs camarades, dont notre Secrétaire général. Il est nécessaire d’étoffer la future CE de camarades jeunes retraités.

Le nombre d’adhérent-e-s reste stable : 3127 FNI en 2022, 3207 en 2023, 3002 en 2024 (partiel). La moyenne de timbres par carte dépasse 11.

L’UFR a fourni des articles pour Le Lien tout au long de la mandature (33 articles dans les 9 numéros pourvus de pages "continuité syndicale"). À ce sujet, nous avons eu des relations difficiles avec le bureau fédéral qui met en cause notre possibilité d’aborder tel ou tel sujet, qui a refusé un article sur la guerre en Ukraine et a modifié un autre article sans en informer son auteur. La CE souhaite une relation de confiance avec le bureau fédéral.