Environnement International

 Vagues de chaleur, inondations, glissements de terrain… le monde fera-t-il face au dérèglement ?

 

Les vagues de chaleur en Europe dès le mois de mai sont le signe sans appel que le réchauffement climatique existe bien et que les dérèglements, conséquences de l’anthropocène, vont se multiplier partout dans le monde.

Les chaleurs extrêmes impactent la santé – maux de têtes, malaises… – tant pour les travailleur·ses en extérieur que dans les locaux inadaptés où ont été « enfermé·es » élèves et étudiant·es en pleine période d’examen, malgré les insignifiants quarts d’heure de pause.

Les autorités – Ministères, directions d’établissements… - semblent ne pas avoir pris la mesure de l’urgence. Si certaines directions ont mis en place des « plans canicules » en lien avec les F3SCT, force est de constater que les préconisations sont soumises à la bonne volonté des chef·fes de service, tout comme les aménagements d’horaires ou les autorisations d’absence.

Quant aux investissements pour l’adaptation des bâtiments, ils restent très largement insuffisants. L’exemple vient d’en haut, puisqu’à la rentrée, la presse se faisait l’écho de la baisse de 40 millions d’euros du plan d’adaptation à destination des écoles sur les 50 millions prévus.

Un retard qu’on voit aussi ailleurs en Europe. En juin, pour la première fois, le ministère valencien de l’Éducation a publié des instructions en cas de fortes chaleurs mais le syndicat STEPV rappelle qu’un plan d’investissement d’adaptation des locaux n’est toujours pas existant.

Faudra-t-il une catastrophe comme celle du Népal pour prendre conscience des risques que court l’humanité ? Les inondations et les glissements de terrain dévastateurs ont semé la destruction dans plusieurs districts du pays le 26 août, balayant tout sur leur passage – habitations, écoles, ponts et autres infrastructures -, faisant plus de 1 200 victimes et des milliers de disparu·es, des chiffres probablement en-deça de la réalité.

La FERC-CGT a décidé de répondre à la campagne financière demandée à l’Internationale de l’Éducation par deux syndicats népalais d’enseignant·es. Selon eux, au moins 22 enseignant·es et plus de 300 élèves sont porté·es disparu·es ou décédé·es  ; au moins 18 écoles ont été entièrement détruites, tandis que des dizaines d’autres ont subi des dommages partiels  ; plus de 19 000 élèves ont été directement touché·es par la catastrophe, dont beaucoup ont perdu tout à la fois leurs parents, leur domicile et leur école.

Face à d’autres catastrophes annoncées, le travail commun entre organisations syndicales et de défense environnementale et climatique doit se poursuivre et se développer. Ce travail est d’ailleurs à mener en lien avec la lutte contre les idées d’extrême droite comme cela se passe en Allemagne où une pétition, signée par plus de 260.000 personnes, « Les écoles prennent position – Renforcer les capacités des personnels enseignants à faire face à la haine et aux incitations à la haine » a été lancée conjointement par, entre autres, le Syndicat GEW, Greenpeace, et la Conférence fédérale allemande des étudiant·es.