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 Communiqué - Que faut-il attendre de la COP 30 ?

 

Dans quel contexte et pour quels enjeux ?

La conférence de Belém de 2025 sur les changements climatiques, ou COP 30, est une conférence internationale organisée par l’Organisation des Nations unies qui se déroule du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, dans le nord du Brésil.

Cette année marque les 10 ans des accords de Paris, premiers accords contraignants au niveau mondial, prévoyant une limitation du réchauffement climatique planétaire entre 1,5 et 2° au-dessus de la norme pré-industrielle. Les divers rapports du GIEC pointent l’urgence absolue à ne pas dépasser ce seuil, mais force est de constater que jusqu’à présent, cela est un échec : la planète a atteint en 2024 un réchauffement global de 1,52°, limite pourtant prévue pour 2040… La courbe de réchauffement s’orientant actuellement sur un réchauffement compris entre 2,6 et 3,1° si un changement radical dans les politiques menées n’est pas entrepris.

Pour autant, les conséquences de ce dérèglement climatique ne touchent pas l’ensemble des populations de la même manière. Les principaux responsables du changement climatique étant également ceux qui sont le plus protégés des impacts négatifs. Cela se voit au niveau de cette COP : les « pays en développement » ont dans leur ensemble accepté et respecté l’engagement de financement climatique, tandis que les pays riches, dont la France, financent sous forme de prêt et par conséquent s’enrichissent de la dette des pays pauvres, ce qui va à l’inverse de la justice climatique.

Quelles perspectives ?

À la FERC-CGT, nous savons que pour l’instant tout n’est pas encore joué et qu’un changement radical peut limiter la catastrophe en cours et ses conséquences pour les populations les plus exposées.

Nous sommes pleinement engagé·es pour revendiquer une révolution dans les orientations des politiques environnementales, de l’échelon le plus local à l’échelle planétaire. Nous souhaitons faire entendre la voix de la justice écologique et sociale, où les travailleur·euses pourront agir sur les orientations de la production ou des services, où les enjeux de l’écoféminisme et de l’écologie décoloniale arriveront à protéger les plus exposé·es aux conséquences catastrophiques du dérèglement climatique.

La FERC-CGT encourage et soutient la recherche qui contribue à la prise de conscience de l’urgence environnementale et revendique des budgets pérennes pour les projets de la recherche publique.

Montreuil, le 17 novembre